les bébés et moi

ça fait des années que je veux un deuxième enfant. Il y a 8 ans déjà avant que le père de mon fils saccage notre couple et jette aux orties notre famille.

Mais surtout dès que j’ai rencontré mon homme. J’ai mis du temps à le convaincre lui qui a 13 ans de moins que moi et n’avait pas encore 30 ans.

3 ans d’essai et de pma sont passés par là.

J’ai toujours envie d’un deuxième enfant.

Mais j’ai 44 ans.

Et je flippe.

De ne pas y arriver si cet enfant venait enfin, d’être trop fatiguée, dépassée.

Des bébés, j’en ai vu tout le we, bien malgré moi. Qui pleuraient, faisaient leurs dents. Avec du caca qui pue et de la morve au nez. Qui ne voulaient pas dormir. Qui étaient moches.

J’ai vu aussi les cernes de leurs jeunes mamans.

Alors je ne sais plus.

J’essaye de me convaincre que c’est mieux de ne pas en avoir en me focalisant sur le côté pas fun des bébés ou je suis vraiment trop vieille et il est trop tard ?

On n’arrive déjà pas à se décider s’il faut que je fasse la chirurgie de ma cloison utérine, ni quand on peut raisonnablement envisager de faire le transfert (traduire M. est prêt à revivre une FC). On envisage un peu la Fiv Do.

Et voilà que j’ai LE doute : est ce qu’envisager une grossesse à 44 ans ce n’est pas de la pure folie ?

Boréal , si on avait pu avoir cet enfant naturellement, je ne me serai jamais posée cette question….

 

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21 réflexions sur “les bébés et moi

  1. Ou comment s’avouer vaincue… On avait dit, l’année des 40 ans maxi. De fil en aiguille, on arrive à nos 44 à grands pas. Avant quand je lisais les forums, je me disais, la vache, 44 , elle est dingue. Maintenant que j’y suis, je ne vois pas la différence avec 38. Tout est passé si vite. Je ne peux pas t’aider, toi, tu m’aideras peut-être. Je reçois à l’instant un e-mail du gygy qui me suit pour que je prenne RV demain pour une énième cure de synéchies… ( mes cloisons amovibles et perpétuelles à moi). Et qu’il me dit qu’il fera tout pour que notre projet Espagne aboutisse. Comment abandonner quand le corps médical ne te lâche pas ?
    Bon courage pour les jours à venir.

    • Moi je m’étais fixé 42, puis 43, et me voilà à 44. Dans l’absolu, je n’ai pas vraiment changé et 1 ou 2 ans ne changent pas grand-chose. La grosse différence entre toi et moi c’est que j’ai déjà un enfant. J’irai sûrement jusqu’au bout si je ne l’avais pas. Là, je ne sais plus si je m’entête (j’ai tellement donné de ma personne que je voudrais bien que ça aboutisse) ou si je veux et peux encore avoir ce bébé de mon homme. Et donne moi de tes nouvelles ! Bises

      • Non, pas d’enfant à moi, mais deux pour mon chéri, que l’on voit régulièrement (même si leur réelle éducation nous échappe un peu!). Mais c’est déjà ça, ça permet juste de ne pas se sentir complètement couple-infertile en duo à se regarder le nombril. Et de m’ouvrir la porte au renoncement plus facilement (disons, moins douloureusement) si jamais…
        Je rêve un jour d’être grand-mère, par leur biais, je le serai peut-être un peu.

        Pour les nouvelles fraîches me concernant, j’ai, (enfin) mis mon blog à jour : 4 nouveaux posts (attention, prévoir un bon quart d’heure et une tisane!) http://deesselinette.blogs.magicmaman.com/

        Tiens nous au courant de votre choix final, tant mieux si ton homme approuve un essai. Mais cruel choix.

  2. Ha ouais et puis moi j’ai gardé la fille de 3 mois d’une amie en galère la semaine dernière, une pure poupée… Elle ne voyait que moi en qui elle avait confiance ( sic!). J’ai failli repartir avec elle sous le bras… Pas de vomi, de morve au nez, à peine un caca… Pffff, ça ne m’a pas aidée!

  3. Je ne sais que te dire, c’est tellement delicat… tellement personnel aussi. Je comprends l’ambivalence des sentiments. Mais je voulais aussi te dire que les bébés des autres sont à mon avis toujours bien moins attirant que son bébé. Mais tu le sais sûrement mieux que moi ! 😉
    Faites vous confiance, votre décision sera la bonne, quelle qu’elle soit.
    Plein de bisous ma jolie et plein de courage.

    • La confiance, j’y travaille. Je l’ai tellement perdue avec toutes ces horreurs. Mais l’IMO m’aide beaucoup et j’avance à grand pas de ce côté-là. Je me dis que parfois il faut savoir renoncer pour préserver ce que l’on a déjà. Bises

  4. Tes réflexions sont légitimes.
    Si le temps de cicatrisation n’est pas très long, je ferais enlever la cloison. Elle ne paraît pas immense mais un utérus est petit en temps normal.
    Quant aux bébés des autres, je pense souvent la même chose que toi même si j’ai un petit faible pour les bébés filles.

    • Je rêve depuis des années d’avoir une fille, moi aussi… Cette opération implique au moins 2 mois de cicatrisation, à condition que tout se passe bien. Et c’est bien ça qui me tracasse, moi qui fais partie du cercle très fermé des torsions d’ovaire (le risque est de 5% ? 2% ?) J’ai tellement accumulé les galères que je flippe vraiment de passer au bloc. Et je ne suis pas sure que ça changera quoi que ce soit.

  5. Comment se décider à faire un tel choix… et en plus, on ne peut pas t'(vous) aider des masses… alors je te souhaite d’entendre ta petite voix qui te mènera sur ta voie tout bientôt, et je t’embrasse fort en attendant.

    • Le choix s’est encore compliqué, puisque mon homme accepte de repartir au combat mais pour une seule tentative. Et cela ne semble pas négociable. Comment choisir ENTRE un embryon qui risque probablement de donner une FC ( mais avec mes gènes et avec une prise en charge) ET une tentative en Espagne qui nous laisse bien plus de chances mais va me coûter un bras et implique de renoncer à ma génétique ??
      Espérons que la petite voix dont tu parles m’inspire vite ! Et toi tu deviens quoi?

  6. Je pense que c’est un choix vraiment propre à chacun. L’âge pour être parent c’est une plus histoire de ressenti que de chiffre il me semble.
    La PMA m’apprend à tout remettre en question même le désir d’enfant. La vraie limite c’est celle de ton esprit. Alors, oui comme les autres je te dirai de te faire confiance. Imagine ta vie si tu fais le choix d’arrêter et si c’est plus de positif que de négatif tu sauras quoi faire.
    Sur les enfants des autres, je crois vraiment que ceux des autres sont toujours moins bien que les nôtres 😉
    Courage

    • C’est sûr que l’âge est dans la tête. Mais je finis par avoir peur pour moi et ma santé et bien sûr pour mon couple. Mon homme a quelque part déjà renoncé car c’était bien trop violent pour lui. Et moi, mon cour balance: certains jours je me dis que j’y arriverai, d’autres je me suis que je suis cinglée d’imaginer être maman à 45 ans.

  7. Je trouve bien que tu te questionnes avant. J’ai fait ma fiv à 38 ans. Grossesse difficile et la naissance de mes jumeaux ( néonatalogie, prématurité…). Aujourd’hui, je pense souvent à ma grand-mere qui avait eu ses fils à la trentaine et qui disait qu’il fallait avoir ses enfants jeune 😉. Car la grossesse m’a beaucoup diminuée physiquement de très longs mois ( diabète sous insuline perte de poids, anémie etc…). La gémellité sans doute. Mais pas seulement. L’âge est là. Pour moi, et c’est personnel, 40 ans aurait été la limite avec des jumeaux. Un peu plus tard pour 1 seul bébé. J’étais en forme avant la pma, l’impact des traitements n’est pas négligeable. Des bises

    • Je crois effectivement que c’est une question cruciale. J’ai déjà un enfant qui a besoin de moi, un conjoint qui voudrait me garder en pas trop mauvais état. Je n’ai pas peur des effets d’une grossesse sur ma santé, j’ai peur de l’après avec les nuits sans sommeil. Et il est clair que mes 3 fiv, ma torsion, mes 3 FC ont laissé des traces. On ne peut pas s’injecter autant d’hormones, faire le yoyo entre début de grossesse et FC et en sortir indemne. D’ailleurs mon périnée, mes gencives et ma peau (le vitiligo, apparu l’an dernier après ma 1ere FC et dont j’avais réussi à me débarrasser au bout de 3 mois de traitement, réapparaît avec les beaux jours…)me le rappellent bien. Ah que c’est difficile de choisir !

  8. Dans cette logique, il y a la trisomie à ne pas oublier dans ton choix. A nos âges, c’est un moment clé avec l’amniocentèse à la clé parfois ( que je n’ai pas faite car il y a beaucoup de fc chez les jumeaux). Obtenir une grossesse mais devoir faire une amniocentèse avec ce que cela peut impliquer… Mais je m’emballe, certaines ne font même pas le tri – test car elles accepteraient l’enfant avec son handicap ☺… C’est un choix de couple. Cornélien aussi 😕

    • J’ai lu ton com tôt ce matin, à peine réveillée, et j’avoue qu’il m’a plombée….J’y pensais souvent au risque de trisomie, je stressais beaucoup pour ça à l’approche de l’écho du premier trimestre pour ma grossesse N°2. Depuis, j’avais mis ça de côté car mes grossesses ne sont jamais allées jusque là. J’avais un peu oublié ce risque-là. Et moi je ne pourrais pas l’accepter, car c’est mon quotidien au boulot. Et je ne sais que trop bien tout ce que cela implique pour l’enfant et pour la famille.

  9. Ah ben désolée 😕. Moi j’avais 38 ans et la gynécologue pma avait déjà insisté. Tri – test juste mais ok. Ne désirant pas prendre ce risque, j’ai parlé de l’amniocentèse et on m’a bien parlé du risque de fc ( en gros, on perd plus de bébés sains que de bébés malades chez les jumeaux). On a décidé de ne pas la faire ( et suivi dans une clinique catholique, je te laisse imaginer leurs points de vue). Mais, c’est resté dans un coin de ma tête toute ma grossesse. Après rien ne dit que ça t’arrivera, quel âge avais – tu lors de la ponction ? Je ne voulais pas te contrarier mais les grossesses tardives sont plus délicates. Ce point essentiel a été abordé sans tabou avec mon mari dès le départ. Je connais d’autres couples qui ont découvert leurs divergences d’opinions lors d’un diagnostic. L’horreur…

    • Moi j’avais déjà presque 43 ans lors de la ponction. Par contre, nous sommes tout à fait d’accord avec mon homme sur la question du handicap: c’est non. Je n’ai pas de souci d’insuffisance ovarienne( 16 ovocytes prélevés dont 15 matures), ni de fécondation (14 embryons à J3, 4 blastos à J5 J6). Mais on ne peut pas présumer de la qualité embryonnaire, même si la nature est déjà censée avoir fait pas mal de tri au stade blasto.
      J’étais au courant du tri test avant même de commencer la pma. Et des risques d’une amniocentèse en cas de mauvais résultats à l’amnio.Je n’imagine pas comment tu as dû flipper toute ta grossesse.
      Finalement tout cela devrait me faire pencher pour le don, bien moins risqué finalement.

      • Je donnais juste un élément (essentiel) à mes yeux. On est déjà des parents âgés avec ce que cela implique. Laisser la charge d’un enfant malade à l’aîné me paraît trop égoïste. Et ce n’est que mon avis. Essaie d’en parler à un pro (gynéco) même s’ il ne peut que présumer et non prédire l’avenir ( généalogie etc…).

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