Où sont les quarantenaires?

Je fais du tri dans mon blog. Je mets à jour les liens. Depuis quelques mois, plus d’une dizaine ont accouché. J’en suis heureuse pour elles, mais j’avoue, je me demande encore pourquoi moi je suis toujours à quai.Quand j’ai ouvert mon blog il y a deux ans, j’étais persuadée que j’allais y arriver.

J’ai décidé de faire une nouvelle catégorie pour faire apparaître les quarantenaires (ou presque quarantenaires) que nous sommes: les fières et battantes quarantenaires.Car nous ne sommes pas nombreuses sur la blogo et je pense que bien d’autres cherchent des compagnes de galère qui ont leur âge.

Je reste persuadée que notre quarantaine nous donne de la force eu égard à notre expérience, mais aussi beaucoup de fragilité car le temps est compté et cette urgence-là nous est propre.Certaines ont eu un enfant, d’autres essayent encore, d’autres encore ont accepté l’inacceptable.

Merci de vous faire connaître si vous le souhaitez. Je sais que certaines sont discrètes sur leur âge et je le comprends tout à fait.

De la même façon j’ai voulu mettre en avant celles qui sont sorties de pma sans enfant, celles qui réinventent une autre vie, car je les trouve infiniment dignes, courageuses et créatives. Elles sont un exemple pour nous toutes. Et leur témoignage est incroyablement précieux.

Voilà, j’espère ne choquer personne.Je ne souhaite pas mettre tout le monde dans une case, mais juste faciliter les liens. chacun recherche une histoire, un parcours qui lui ressemble.

Mon seul souhait est que l’on se soutienne encore plus et que les nouvelles y trouvent de l’aide.

40 ans

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34 réflexions sur “Où sont les quarantenaires?

    • ça me fait plaisir de savoir que tu lis encore, je croyais que tu avais quitté la blogo depuis que tu es partie à l’autre bout du monde. tu vas bien ? Je te mets dans les quarantenaires (ou presque) ?

      • Bien sûr je suis toujours là même si je n’écris plus, je continue à suivre vos aventures même si je ne commente plus, je suis devenue une lectrice de l’ombre pour ainsi dire… Je lis aussi des blogs auxquels je ne suis pas abonnée.
        Je vais bien merci, le manque existe évidemment mais je vis avec. Ou plutôt sans!
        Tu peux me mettre dans les quarantenaires mais chut!

  1. C’est une belle initiative. J’imagine que celles qui dépassent les 43/44 ans doivent se sentir seules parfois. Il existe quelques blogs de celles – ci, des parcours vers le don

      • Pour l’instant, je fais un traitement DHEA-CoQ10 sur quelques mois. Prochain rdv fin du mois et on verra ce que nous dit la gynéco. A priori oui, je pense qu’on repartira vers une dernière FIV (éventuellement 2, vu que la prochaine sera la FIV3, mais je ne suis pas sûre qu’on en ai le temps – en même temps, je ne suis pas pressée d’y retourner…)

        • C’est la date de la ponction qui est importante. Elle doit être faite avant ton 43 eme anniversaire. Mais tu as le droit de finir une fiche commencée même apres 43 ans. C’est mon cas. Je suis toujours dans ma fiv3 alors que la date théorique de prise en charge est dépassée depuis plus d’un an.
          Je te souhaite bonne chance. Tiens moi au courant

          • Merci MamzelleFleur!! C’est une question que je m’étais posée il y a quelque temps, sans arriver à trouver la réponse: qu’advient-il des éventuels embryons congelés si on a dépassé 43 ans… merci, car ce que tu me dis me rassure bien!! (même si on n’a jamais vraiment eu d’embryons congelés… à part une fois pour la FIV1 de BB1, mais ils n’ont pas aimé la décongélation).
            Pour moi les 43 ans seront début janvier 2017.
            Bisous

  2. J’ai passé la barre fatidique des 43 ans cet été, sans enfant… et je n’arrive pas à passer à l’après. Je ne suis plus non plus vraiment dans une case… le cul entre trente-six chaises.
    (je me sens)Trop vieille pour commencer à adopter, même si on a l’agrément.
    Dans l’idée de faire un dernier essai en Espagne, mais une tuile de plus est survenue un mois après mes 43 ans, comme si je lâchais tout, une hyperthyroïdie de dingue, et une opération pour enlever cette thyro lundi prochain…
    Bientôt dans l’après, je pense, après ce dernier essai que j’espère (don d’ovocyte ou don d’embryon).
    Et c’est con, mais les salles d’attente, les échos, les piqûres, tout ça me manque, même si, souvent, ça n’a pas donné grand chose de positif. C’était quand même une phase d’espoir.

    • Je perçois bien ta détresse Deesselinette et je voudrais pouvoir t’aider.
      Sur l’adoption, je te comprends, j’ai retourné ça souvent dans ma tête mais compte tenu des délais , moi non plus je ne l’ai pas envisagée.Et puis j’imagine bien qu’il est difficile de renoncer à vivre une grossesse après tant d’efforts.
      J’espère de tout coeur que ton hyperthyroïdie va être solutionnée par cette intervention et je penserai bien à toi lundi.
      Pense avant tout à prendre soin de toi. Nous, les femmes, sommes capables d’aller au bout de nous-mêmes pour avoir un enfant, mais nous nous oublions au passage. Préserve toi un peu et prends le temps de retrouver ta forme avant d’envisager une Fiv à l’étranger.
      Moi j’ai souvent songé au don, mais je n’ai plus l’énergie et on n’est même pas sûrs que mes ovocytes sont le problème.
      je t’envoie plein de courage.
      Ecris moi sur gmail si tu veux papoter, je suis toujours à la maison avec ma grippe. Bises!

  3. Bonjour, ici Ninou, 42 ans et demi:) hé oui, comme les enfants, je compte les demi, mais plutôt dans l’idée de me rajeunir un tout petit peu, parce que la barre si redoutée des 43 est à présent si proche (en août, brrr…)
    A lire les témoignages de la blogo, je réalise que mon parcours PMA est plutôt récent, même si j’ai l’impression d’avoir tant vécu depuis les premiers examens, en novembre 2014.
    A ce jour, j’ai déjà réalisé 3 FIV + 1 TEC, et obtenu à chaque fois, dixit médecins et biologistes, de trés beaux embryons, dont 2 blastocystes (9 au total) : hélas, jamais aucune accroche.
    Je fais actuellement une pause, que j’avais pourtant souhaitée, mais la question du temps me terrorise. Je compte tenter la dernière FIV à laquelle j’ai droit, en juin, au retour d’un beau voyage. J’ai beaucoup de mal à faire la part de mes sentiments, entre l’espoir qui vit encore et le fait de peut être devoir commencer le travail de deuil (pas réellement résignée pour l’instant)
    J’ai également le projet, si échec (malheureusement trés probable) de tenter une FIV DO, je ne veux pas me reprocher de ne pas avoir tout tenté, mais là encore, je me pose beaucoup de questions quant au fait de m’acharner, d’imposer à un enfant des parents âgés…Je culpabiliserai dans tous les cas me semble t-il, et notamment de n’avoir pas commencé les démarches plus tôt…
    En tous cas, merci pour ton initiative, c’est vrai que l’âge rajoute au sentiment de solitude du parcours PMA, et surout, quelle pression cela ajoute!
    Je n’ai pas tout lu de ton blog, venant de le découvrir, mais je comprends que tu as vécu des choses extremement difficiles, tu es trés courageuse, je te souhaite de continuer dans ce chemin de la sérénité, bises

    • Merci pour ton témoignage.Chacune a son parcours et « plus court » ne veut pas forcément dire moins douloureux. J’ai a chance d’avoir déjà donné la vie il y a 10 ans, mais mon compagnon n’a pas d’enfant et il a seulement 30 ans.
      tu as raison de faire une pause, et juin me semble une bonne date. Car c’est risqué de faire ta dernière fiv trop proche de ta date anniversaire. En cas de loupé, pas le temps d’en refaire une. Alors que seule la date de ponction compte. Ensuite la prise en charge est prolongée pour terminer la fiv et les éventuels TEV. C’est mon cas. Ma prise en charge court jusqu’en dec 2017 alors que j’ai déjà 44 ans.
      Pour la Fiv DD, je ne saurai quoi te dire. Mon homme n’a jamais envisagé d’aller à l’étranger et mon parcours est si chargé que je n’ai plus la force de toute façon.
      Je me pose souvent la question comme toi de l’acharnement, je crois qu’un jour cela s’impose et qu’on sait qu’il faut arrêter , que cela suffit. Vivre dans l’attente, dans la douleur ce n’est pas une vie.Mais encore une fois, même si je souffre terriblement de ce désir d’enfant, j’ai déjà un fils.
      Vivre la PMA à la quarantaine, c’est une épreuve car le temps nous est compté et que, malgré tout, la société nous juge trop vieilles ou nous accuse d’avoir trop attendu.
      Moi-même, je n’aurai pas pensé essayé jusque là, Je m’étais fixé 42 ans comme limite, mais un protocole en entraînant un autre, me voici 2 ans après.
      Un dernier mot: ne regrette pas de n’avoir eu aucune accroche jusqu’ici, cela n’augure pas forcément la suite et crois-moi, les débuts de grossesse qui se terminent en FC sont atroces à vivre.
      J’espère de tout coeur que ta fiv de juin sera la bonne.Tiens moi au courant.
      Bises

  4. Moi j’ai 44 ans en juillet…et une petite fille de bientot un an née en FIV DO. Ce qui était inattendu pour moi était de découvrir d’emblée ma ménopause précoce alors que mon homme a 12 ans de plus et est parfaitement fertile…je me suis sentie vieille et vide d’un coup. Et puis l’Espagne et la chance… Gros bizoux à toutes les quarantenaires et surtout celles à quai. Bizouxx

    • Merci Tartine pour ton com. Ton témoignage est précieux et donnera de l’espoir aux quarantenaires qui passeront par ici. Parce qu’avec mon histoire, c’est râté et cela pourrait en effrayer plus d’une. Bises

  5. Pas cool la grippe!
    On voit au travers de nos réponses cette urgence alors qu’il nous faudrait du temps. Vite, tout de suite, rapidement se sont opposés à attendre, laisser passer deux cycles, faire des analyses, refaire des examens… c’est dur.
    Non, je ne m’écoute pas, je n’en ai pas le temps, j’enchaîne pour ne rien regretter. Je me reposerai plus tard…
    Triste horloge!
    Après, moi non plus je ne suis pas certaine que le don soit la solution (avec mon utérus riquiqui et mal irrigué, mon petit col tellement court qu’il serait (sera) difficile à cercler) mais c’est pour ne pas, déjà, arrêter et tourner la page.
    Et moi aussi je m’étais fixé une limite qu’on a largement dépassé, un pas plus un autre, un début de grossesse, un examen, des rendez-vous, ça vous entraîne plus loin que prévu. Pas de recul (pas le temps), et la question qui revient : est-on ridicules, trop vieux, tellement sans espoir que ça en devient pathétique de continuer?
    Je ne savais pas pour le droit qui court tant que la FIV n’est pas complètement terminée, je comprends mieux mon 100% qui dépassait mes 43 ans. Dommage, j’ai rien au frais!
    Bisous et merci pour lundi, j’ai besoin des énergies des autres!

  6. Moi j’ai 38 ans, 39 à la fin de l’année. Après 3fiv toutes négatives j’ai eu spontanément une petite fille, qui a presque 9mois maintenant. Au 2eme semestre 2015, nous avons transféré les 4 embryons qui nous restaient de la dernière FIV en 2 fois et cela a fonctionné lors du dernier transfert. Donc là nous attendons un autre bébé pour l’automne prochain.
    Sinon j’ai de l’endométriose, un début d’insuffisance ovarienne et je suis aussi OPK. Donc je cumulais les handicaps…. comme quoi même avec tout ça ça peut marcher.

    • Il en faut des histoires comme toi qui se finissent bien. De mon côté aucune grossesse spontanée en presque 3 ans…pas de souci particulier si ce n’est le spermo de mon homme, et pourtant rien au bout malgré 3 débuts de grossesse…Alors je crois qu’il faut se faire une raison… Savoure bien ton immense bonheur!

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