L’incompréhension des autres et mes doutes

Il y a longtemps que j’ai compris qu’on est seule face à sa douleur. Mais depuis toujours, j’ai envie d’aider mon prochain, je suis très sensible aux difficultés des autres, je cultive l’empathie.Trop sûrement. ça m’a parfois beaucoup atteint mon côté « Mère térésa »

Aujourd’hui, c’est moi qui ais besoin d’empathie.

Je ne demande pas grand-chose au fond. Juste qu’on m’écoute, qu’on soit là, qu’on prenne un peu soin de moi. Je serai blessée par un accident de voiture, les gens le feraient naturellement. Mais ma blessure est surtout émotionnelle, alors elle est moins palpable, moins reconnue, moins acceptée. Moins légitime au fond.

Du coup, on peut se permettre de me dire comment je dois faire, me comporter. On peut me dire que ce n’est pas bien de rester chez moi, de me mettre un peu en retrait du monde. Et mon homme le premier. On m’accable de  » tu subis », « tu t’enfermes », « tu t’isoles ». En gros, on m’accuse de me complaire dans la douleur. De choisir de souffrir.

Comment puis-je réussir à faire accepter ce que je suis ? Je n’ai pas l’impression de choisir de subir, de m’infliger de la souffrance. Je vis les choses c’est tout. J’ai besoin de temps, de calme, de repos. Pour autant, je ne suis pas dépressive, puisque je sens bien que c’est ce dont on m’accuse à demi-mots.

Je vais voir ceux qui sont prêts à m’écouter et sont bienveillants. Mais je peux aussi parler d’autre chose et m’intéresser à eux.C’est si bon de passer quelques heures avec ces amies-là. Cela m’apporte de la douceur.

Je réfléchis et j’oeuvre pour changer la déco chez moi: je vends des meubles, des objets, j’en rachète d’autres( traîner sur le bon soin est ma grande activité), je cherche des idées, je fais des projets: retaper les 3 fauteuils Louis XVI achetés pour une bouchée de pain, restaurer une table basse ancienne. C’est très superficiel, mais j’ai besoin de changement, d’un renouveau. Ce n’est pas grand chose mais ça m’aide. Et mettre de la couleur chez moi c’est un bon début je trouve .

J’envisage d’aller nager un peu. Quand les douleurs se seront enfin calmées. Bientôt 3 semaines que j’ai mal quotidiennement et dès le réveil… Mais il faut que j’essaye de relaxer ce corps tout en tension, que j’ai bien du mal à habiter. Je suis désincarnée.

J’ai rencontré une sage-femme pour commencer la kiné périnéale cette semaine. Les traitements hormonaux ont fait des dégâts. Elle a trouvé que c’était très tôt, mais il le faut et je veux prendre soin de moi et réparer ce corps blessé. La salle d’attente a été une torture entre femmes enceintes, publicités autour de la grossesse et dizaines de faire-parts placardés sur le mur. M’y retrouver le ventre vide fut cruel. Mais elle a été très douce, compréhensive.

Et je me concentre aussi sur de tout petits bonheurs. Savourer un rayon de soleil, voir un arbuste qui refait des fleurs dans mon jardin, déguster un verre de vin tranquille chez moi…

Voilà, je fais tout ça. Et j’ai accepté la mort de ce bébé. Je l’ai laissé vraiment partir en accomplissant enfin ce rituel d’adieu dont j’avais parlé. Ce fut d’une grande violence, cela m’a arraché des sanglots terribles, mais j’ai accepté. Depuis je pense plus à moi, à comment je vais me réparer.à genoux

Je mesure l’étendue de mon trauma physique et moral. Mon corps est en miettes. Le choc hormonal est rude,après 3 mois de grossesse. Je suis ébranlée. Mais pas à terre. Moralement, je me sens très fragile, à  vif, en insécurité affective. Les doutes m’envahissent.  Quel est l’avenir de mon couple? Réussirons-nous à rester ensemble malgré les épreuves et notre façon si opposée de les vivre? Quel sera l’issue de mon combat pour donner la vie? Dois-je continuer? Convaincre mon homme d’aller à l’étranger pour un don d’ovocytes? Quel(le)s ami(e)s seront encore là dans 1 mois, 6 mois, 1 an ? Dois-je tout accepter de leur part ou est-ce plutôt à eux de me préserver?

Je ne demande pas grand-chose.

Juste un peu de compréhension.Juste un peu de douceur.

Pour m’aider à guérir de cette effroyable épreuve.

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49 réflexions sur “L’incompréhension des autres et mes doutes

  1. C’est si difficile… Tes questions, je me les pose aussi parfois, dans une moindre mesure. Écoute toi, tu es la personne la plus importante de ta vie et toi seule sait ce qui peut te faire du bien.
    Depuis nos débuts en PMA, je souffre beaucoup des réactions de certaines personnes de mon entourage. Essayons de prendre de la distance, de nous préserver…
    Je t’envoie plein de bizzz de réconfort, tu sembles avancer sur le chemin de la sérénité, pas à pas… ❤

    • Depuis 2 jours, je me suis résolue à m’arrête bien plus que ce que j’imaginais car je sais au fond de moi qu’il va me falloir plusieurs semaines. J’avance oui, doucement, mais j’avance.Je croise pour que ton transfert soit le bon, j’imagine que « l’hécatombe » a dû beaucoup t’affecter. Mais rien n’est encore joué. Bises

      • Merci pour le croisage… Oui en effet c’est encore une (grosse) claque, mais je suis têtue et mon homme aussi, alors on va pas lâcher l’affaire si facilement… Mais une bonne nouvelle, ça ferait du bien quand même. Bizzzz ❤

  2. A travers tes mots je sens qu’après la chute tu t’es déjà remise à genoux. Tu as encore très mal, tu es encore traumatisée, tu sais que ce sera difficile mais tu sais que tu as la force et la volonté de te remettre debout. Courage, je t’embrasse

  3. Je comprends, tu ne demandes pourtant pas grand-chose. Peut-être qu’il « suffit » juste de formuler ta demande simplement pour que les autres (surtout ton homme) la comprenne mieux ? Pas facile, j’imagine…
    Tu as fait un lapsus que je trouve très révélateur : tu as écrit « le bon Soin » à la place de « le bon Coin »… Pardon si c’est de la psy de comptoir, mais peut-être que tu veux dire par-là que tu as besoin que l’on prenne bon soin de toi.
    Plein de courage dans cette épreuve en tout cas. Gros gros bisous et câlins virtuels. ❤

    • Je l’ai vu ce lapsus en me relisant, et je me suis dit que c’était tellement révélateur que je l’ai laissé. Certaines paroles me blessent énormément, en temps normal cela glisserait sûrement. Je ne sais plus comment expliquer ce qui me semble si évident. J’ai lu ton dernier post, j’espère que cette nouvelle piste sera concluante. Bises

  4. Je ne sais pas quoi dire pour te répondre…les gens sont souvent maladroits pour répondre à la détresse de l’autre…
    Il n’y a que toi qui a la vraie recette pour te sentir mieux, prends soin de toi…

  5. Tu as raison malheureusement nous sommes toujours seul(e) face aux épreuves et à la douleur… Je vois une femme très forte et très courageuse qui sait poser les mots sur ses difficultés…
    « On ne peut pas maîtriser la maladresse de l’entourage mais on peut arriver à maîtriser en partie l’impact qu’ils ont sur nous »
    Prends ton temps… Prends soin de toi… continue dans tes actions ou arrête lorsque tu en ressens le besoin et recommence… sois égoïste s’il le faut… en colère… ou plus sereine…
    Plein de courage et de pensées… tu vas y arriver…

  6. Je commence aussi à me poser les questions que tu soulèves. C’est fou que les gens se permettent d’être dans le jugement alors que tu recherches de la compréhension. Tu feras le deuil à ton rythme, pas plus vite, pas plus lentement, mais à ton rythme. Ceux qui ne peuvent pas le comprendre ne sont pas dignes de ton amitié. Je trouve que tu es une battante pleine de vie ! prends bien soin de toi. Pensées positives et sereines…. bisous

  7. On m’a élevé en m’expliquant qu’aider les autres, c’est s’aider soi-même. Peux-être que, quand ton côté « Mère Thérésa » reviendra, ça te fera du bien de te changer les idées et d’écouter d’autres histoires ? En tout cas, pour le moment, oui, inverse les rôles, soit celle qui parle, tu as besoin d’être écoutée et comprise, on est toutes là pour t’aider dans ce sens et j’espère qu’on est à la hauteur 🙂
    Si tu as pu réaliser ton rituel comme tu l’as imaginé, c’est un poids en moins et une page que tu as enfin terminée pour en débuter une nouvelle. On m’a parlé pas plus tard que ce matin, d’un couple parti à l’étranger pour un don d’ovocyte, vers la Grèce je crois.
    Quand à changer des choses chez toi, j’approuve la rénovation des fauteuils, du boulot en perspective !! Aura-t-on droit à des photos avant/après ? Plein de bisous et courage pour la suite

  8. Prend soin de toi, prend ton temps… Le deuil, s’est personnel, chacun le vit différemment alors ne te met pas la pression et ne subi pas celle des autres. Je n’ai pas de conseils à te donner, pas parce que je ne veux pas mais parce que je n’en ai pas… J’aimerai pouvoir soulager ta peine, alors je t’écris ces petits pour te dire que je pense à toi et que je veux croire qu’un jour la roue tournera…
    Pleins de bisous…

  9. Je te trouve très forte moi aussi. Tu t’es « déjà »relevée, ce n’est pas rien après ce que tu as subi… Prends ton temps, explique ce que tu ressens et ce dont tu as besoin à ton homme et aux proches, non ce n’est pas la dépression, mais un coup dur (très dur) à surmonter. Pour la FivDO vous n’en êtes pas encore là, il y a les findus d’abord !
    Tes idées déco sont très chouettes, j’ai les mêmes envies que toi ! Idem pour la piscine. Prends soin de toi et ne pense qu’à toi pour l’instant ;-). Je t’embrasse Mamzelle fleur.

  10. Je ne sais pas non plus quoi te dire. Je crois que parfois aucun mot ne réconforte vraiment. Je n interagis pas souvent mais te lis et pense fort à toi dans cette épreuve. Courage et prends soin de toi.

  11. Comme je me retrouve dans tes mots. Ce sentiment de solitude face à ce besoin de pleurer. Solitude face à son homme aussi qui ‘tourne la page ‘ plus vite ou du moins différemment. Suite à une fausse couche j’ai eu droit de la part d’un membre de ma famille à un: ‘faut arrêter de toujours vouloir plus et savoir apprécier ce que l’on a’… Euh et digérer ce qui m’arrive j’ai le droit??? Et le temps passe, les autres oublient, et si tu pleures face à une femme enceinte et on te demande ‘pourquoi?’. J’aurai juste le besoin qu’on reconnaisse ma souffrance, ce manque sera à jamais la. Alors je te le dis, tu souffres c’est normal. Tu ne te laisses pas aller dans cette tristesse, j te trouve forte. Tes projets décos, ces achats sont pleins de signes qui montrent que tu te bats. Tu cherches aussi à panser ton corps meurtri et ça c’est positif. Moi dans ton joli texte, je lis plein de signes que tu te bats, tu vas la remonter cette fichue pente mais ça prend du temps et tu as le droit d’etre mal et de pleurer encore à gros sanglots si il faut…plein de bises

    • Merci de me comprendre si bien. Tes mots me touchent quand tant d’autres me reprochent à demi,mot de ne pas déjà être passé à autre chose. Cette reconnaissance de ma peine j’en ai tant besoin. Je ne me lamente pas sur mon sort, je sais que j’ai la chance infinie d’avoir déjà un fils, mais bordel c’est tellement dur d’avoir perdu ce bébé…

      • Oui c’est trés dur, même si tu as déjà ton fils. Ce bébé c’etait construire une famille agrandie.Comme le disait justement p’tit bichon dans un de ses messages, c’est aussi tous les projets qui s’écoulent. Franchement je ne trouve pas que tu te lamentes sur ton sors du tout. Au contraire tu cherches les lumières qui peuvent éclairer cette période sombre. Il faut bien plus que quelques semaines pour se remettre. Je trouve très dur d’oublier les sensations de grossesses ressenties par le corps, ce vide… Continue ton chemin, ecris, pleure et petit à petit tu remontera la pente… plein de tendresses.

  12. Je suis très émue à la lecture de ton message. Ce que tu décris n’a rien à voir avec une dépression. Tu es en deuil. Je te trouve lucide et combative. Les proches savent rarement réagir à la douleur… On est souvent mal à l’aise quand on y est confronté. Je suis persuadée qu’il vaut mieux laisser la souffrance s’exprimer plutôt que de la taire et rebondir à tout prix sous la pression sociale. Le temps que ça prend est fonction de chacun. Bon courage. 💕

    • C’est exactement ça. Ne pas laisser la pression sociale décider pour moi. Chaque jour qui passe, je me pose la question je me dis que quand même je pourrai aller bosser, je ne suis pas à l’agonie. Mon épuisement psychique ne se voit pas, c’est bien tout le problème. Et pourtant. Dès que je vois une femme enceinte,un bébé, je suis au bord des larmes et tout mon chagrin remonte. Ce drame terrible que j’essaye d’oublier me rattrape si vite. Chaque jour finalement je me reconstruis un peu et je suis contente le soir de m’être accordée ce temps. Merci d’être là ne ces temps si difficiles pour moi, je n’oublierai jamais ce soutien infini de la blogo, de toutes les femmes que nous sommes et qui s’entraident dans ces parcours si douloureux.

      • Il ne faut pas oublier princesse. Tu ne peux pas. Vivre avec par contre… ça viendra. En attendant, prends ton temps. Ne pense pas au boulot. Mais peut-être à une activité qui te ferait du bien. Personnelle, artistique, épanouissante… Essaie de t’investir dans un ptit quelque chose. Pas un truc qui te demanderait beaucoup d’énergie ou de courage mais quelque chose d’agréable, de nouveau, sans pression. Bon courage. Tu as raison, la blogosphère est formidable. Mais n’oublie pas que sont encore plus formidables les proches du quotidien, les désarmés et les maladroits. Qui ne savent pas comment réagir ou réagissent mal mais qui s’inquiètent tant pour toi. ❤️

  13. Je découvre le malheur qui s’abat sur toi et je veux juste te dire que nous sommes toutes là, ma belle. Mais que oui, quand on est malheureuse à ce point, en détresse, on est souvent incomprise. Quelque soit la raison mais particulièrement pour la nôtre. Je crois que le sujet fait peur, que les gens préfèrent l’occulter, ne surtout pas savoir. Je te trouves ô! combien courageuse et soit sûre que le temps t’aidera. Et les gens bienveillants (qui sont si rares, malheureusement !)
    Savoure tous les petits moments de bonheur que tu trouves, prends du temps pour toi, donne-toi le temps de ressentir les choses que tu éprouves. Et sache qu’on est là, juste là, pour te lire, pour t’épauler autant qu’on le peut.
    Plein de courage ma belle, occupe toi bien de ta maison, de tout ce que tu aimes pour surmonter la terrible douleur. Je pense fort à toi ! ❤

  14. Tu te poses des tonnes de questions, c’est déjà ça. Moi, j’en suis à la phase autruche. Deuil, pas deuil? deuil de quoi? Autre tentative avec le DO à l’étranger ou plus rien? Démarches pour adopter maintenant qu’on a l’agrément en poche ou plus rien? Plan couettes-surveillance de température-tests d’ovulation ou plus rien? Je veux que l’on se pose les questions avec mon homme, mais je n’arrête pas de repousser. Comme si entre-temps LE MIRACLE pouvait avoir lieu (Ho, je suis enceinte de 6 mois, j’avais pas vu!!)… 5 ou 6 semaines qu’on doit en parler tous les jours, faire les comptes (les sous-sous pour le DO ou l’adoption, un emprunt, quand, combien?), faire des plans, réfléchir, décider, renoncer, choisir.
    5 ou 6 semaines qu’on trouve toujours autre chose à faire.
    Serait-ce ça le deuil l’air de rien, sans avoir à choisir?

    Laisse-toi le temps, en tout cas, mais ne fait pas comme moi. C’est tiède, c’est mou, ce n’est pas décider.
    Alors moi aussi je restaure mes meubles, je déplace, je nettoie, je trie, je vide, mais ça ne m’avance à rien.
    Quand je crois que c’est passé, digéré, je me retrouve avec un poignard dans le coeur, sans défense (un faire-part, blam, prend ça!).

    J’espère que ce parcours n’aura pas raison de ton couple.

    • Ne sois pas si dure avec toi-même, on a chacune notre façon bien personnelle de supporter l’insupportable. Moi je me pose bien trop de questions, ne vit plus trop au présent depuis maintenant 2 ans et demi, est-ce mieux ? Je ne crois pas. Je remets tout en question sans cesse, me culpabilisant. Oublier c’est une grande qualité en pma, moi je fais le compte des douleurs accumulées , des paroles blessantes, de ceux que j’ai perdus et des échecs. Mon bagage est devenu bien lourd, ce n’est plus une casserole, j’ai toute la batterie.Il serait temps que je regarde bien droit devant, que je trouve enfin ce vrai lâcher prise qui me permettrait de profiter d’aujourd’hui sans attendre demain.
      Je t’embrasse.

  15. Chacun avance à sa façon… Et il est vrai que quand notre deuil dure trop aux yeux de nos proches, nous nous heurtons à l’incompréhension. Mais que faire ? Comment faire comprendre aux autres que nous n’avançons pas de la même manière ? Je crois aussi que la grande différence vient du fait que nous avons porté ce bébé. Nous avons partagé de jolis avec lui et personne ne peut se mettre à notre place.
    C’est dommage que les autres ne comprennent pas que tu ne te laisses aller… Car tu fais des projets et tu es bien loin de te morfondre.
    C’est important d’avoir pu faire cette cérémonie pour ton petit, même si cette étape a bien été douloureuse. Mais elle est nécessaire dans notre cheminement de deuil.
    De gros bisous Mamzelle, tu avances alors continues sur le chemin que tu as choisi.

    • Qu’il est beau ton message. Je crois que seules celles qui ont vécu déjà une FC peuvent comprendre à quel point cela prend aux tripes. Mon chemin devra me conduire tôt ou tard à l’acceptation de la non-maîtrise. Je sais qu’il y a peu de chances aujourd’hui que je sorte de ce parcours avec un bébé et il faudra bien que je l’accepte. Je t’embrasse

  16. Les proches peuvent parfois être durs face à nos souffrances mais je suis persuadée due à de l’incompréhension. Avant de créer mon blog sur WordPress, j’avais un autre blog dont seuls les membres de ma famille avaient l’accès. Il m’ait déjà arrivé d’y écrire sur notre parcours et sur notre souffrance quand je ne trouvais pas le moyen d’en discuter avec eux posément. Et souvent, cela a aidé. Peut-être pourrais-tu essayer d’écrire à tes proches et à ton conjoint une lettre pour expliquer combien ce qui vous ait arrivé était terrible et pourquoi tu as besoin de vivre pleinement ce deuil pour te relever plus forte?
    Je t’embrasse très fort ❤️

    • Cette idée de courrier fait son chemin. Je crois que je vais le faire pour nos amis, pour expliquer un peu plus clairement tout notre parcours et pourquoi aujourd’hui je suis aussi fragile et comment ils peuvent m’aider. Peut être cela aidera un peu. Merci de cette belle idée.

  17. Peu importe l’avis ou le jugement des autres mais du peu que je te connaisse je trouve que tu es une battante formidable et pleine de courage. La nature ne devrait donner des enfants qu’à des femmes comme toi. Il ne faut jamais que tu oublies que tu es faite pour être mère et que tu y arriveras quelque soit le chemin à parcourir et je te fait le serment qu’à la minute ou tu le deviendras tout s’envolera et prendra un sens. Prends soin de toi, je t’embrasse

  18. Je suis déjà maman j’ai cette immense chance.Malheureusement avec un homme qui n’a jamais su être un papa et qui m’empoisonne toujours la vie presque 10 ans après et surtout fait du mal à mon fils…Avec l’homme que j’aime et qui a eu le courage d’élever l’enfant d’un autre cela semble bien compromis. C’est ainsi. Il faudra vbien que j’accepte, mais au moins je pourrai me dire que j’aurai tout essayé.Si seulement tu pouvais avoir raison, et que Dame Nature soit clémente avec moi.

  19. Bonjour MamzelleFleur, je te lis assidûment et j’avoue avoir du mal à commenter. Je viens de dévorer l’article de July et franchement écrire son soutien quand on a eu la chance de réussir son parcours c’est très délicat. L’avalanche de réactions passionnantes prouve la difficulté d’exprimer son ressenti et son empathie. J’ai été très émue par ton adieu à ton bébé, tu as raison et tu as la chance de pouvoir l’exprimer (le malheur renferme beaucoup et rend muet parfois). Pas toi, ta facilité d’expression t’aidera. Je continue à te suivre avec attention 😺. Des bises

  20. Je comprends tes mots, même si c’est pour d’autres raisons. Et je trouve que malgré la douleur, ton rituel t’a fait avancer. Il y a une énergie cachée dans tes mots. Laisse toi le temps dont tu as besoin pour qu’elle refasse surface… je t’embrasse

    • Je suis très touchée que tu me mettes un message. Je te lis, même si je ne prends pas le temps de te commenter. Je voudrais te dire que je te trouve incroyablement forte et courageuse. Je t’embrasse.

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