loin de mon rêve

Certains jours, je me dis que je suis à des années lumière de mon rêve

Cet enfant, je  voulais le concevoir dans l’amour. J’imaginais qu’on se rappellerait le jour où on l’aurait conçu, à quel point ce serait magique. J’imaginais du bonheur, des larmes de joie, de l’amour surtout.

Finalement, si enfant il y a, il sera arrivé après de grandes douleurs physiques( La torsion d’ovaire, l’HSO qui m’a privée de mon souffle, la FC qui m’a terrassée, les piqûres, les ponctions…) et morales (les gifles à répétition, l’humeur en montagne russe, les doutes qui collent à la peau, les engueulades de couple, le chagrin ).

La PMA m’a volée une partie de ma vie, partie en fumée. Il y a  les copines que je n’ai pas pu voir parce qu’elles étaient enceintes, les semaines entières couchée à souffrir ou à essayer de récupérer (Je ne veux même pas compter le nombre de semaines que j’ai passé hospitalisée, fracassée, avachie depuis plus d’un an et demi), les amis qui ont cru que je les détestais,  les sorties que je n’ai pas pu faire, ma crédibilité professionnelle envolée, le temps que je n’ai pas consacré à mon fils (parce que lui aussi a subi la pma), le temps pendant lequel mon homme et moi on s’est éloignés.Tout ce temps pour la PMA. J’ai mangé, dormi, vécu PMA depuis novembre 2013. Depuis cette date, cela a pris presque toute la place.Depuis ce jour de novembre où on a mis un pied dans un service pma, ma vie ressemble à ça.

ramer

La PMA m’a aussi pris une partie de mon estime de moi: douter de mon couple, me sentir vide, vieille, rester sur un canapé des heures parce que je ne pouvais pas faire autre-chose, ne pas être capable d’aller travailler, gonfler avec les traitements, déclencher du vitiligo sur le visage, avoir le périnée qui se relâche avec tous ces hormones et les gencives qui sont malades… La liste est longue des dommages collatéraux…Avant j’étais une femme active, je faisais de la moto (et j’en étais fière car j’ai passé mon permis à 36 ans alors que j’étais maman célibataire et pas encore complètement sortie de mon anorexie), je lisais l’admiration dans les yeux de mon homme, on faisait l’amour avec folie et délectation, je me trouvais jolie, j’allais au travail à vélo, je nageais une fois par semaine, je riais.

Aujourd’hui, je me sens vieille, usée, moche, je me demande pourquoi mon homme est encore là et comment j’ai pu délaisser mon fils…

J’en aurais passé des heures à pleurer, à attendre, à espérer.

Seuls ceux et celles qui sont en pma comprennent vraiment ce que j’écris.

Il y aura eu tant de souffrances pour avoir ce bébé.

En outre, j’assume mal l’idée d’avoir un bébé né d’une ponction (ah la jolie image de moi les cuisses écartées devant 4 personnes dans un bloc) et d’une branlette dans une salle glauque devant un porno (merci l’i phone). J’assume mal que ce bébé ait commencé son développement dans une boîte de Pétri, ait été congelé à -196 pendant 6 mois, déposé dans mon utérus par le gynéco la tête face à mon sexe, mon chéri habillé à côté et le biologiste à deux pas.

Et je ne découvrirai pas non plus avec poésie ce début de grossesse, si grossesse il y a un jour. J’aurais voulu que ça ressemble à çarêve Non, il faudra regarder un dosage sur internet ou sur un papier du labo. Ce sera froid comme tout le reste. Et si dans 3 jours, ma prise de sang n’est pas bonne, je serai encore dans la case « échec » et personne de la clinique ne m’appellera. On sera juste là comme des cons avec notre peine.

Ce bébé sera le produit de la science.On est loin de mon rêve.

Pour ça je suis en colère. Je le serai sûrement encore plus si je n’ai pas de bébé après tout ça. Cela aura été pour rien

Des fois je me dis qu’il faut être folle pour endurer tout ça, pour accepter toutes ses humiliations.

J’en ai assez, je voudrais n’avoir jamais mis les pieds en PMA, je voudrais que Dame Nature soit clémente pour une fois. J’ai assez joué.

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54 réflexions sur “loin de mon rêve

  1. Courage miss. Et puis au final ce qui compte c’est que vous ayez votre petit bout dans les bras même si je comprends très bien la peine et la douleur que tu ressens.
    Je croise les doigts, sois forte.
    Bisous

  2. Ce que tu décris la violence de toute la pma , les médecins partout tout le temps , l’attente , le desepoir puis de nouveau l’espoir et encore le desepoir . Tu n’est pas folle d’être en pma , tu as un but et tu essaye d’y arriver … La pma abîme , cest sur mais elle offre aussi ( a 50%) la certitude de devenir Parent !

  3. Comme je te comprends… J’aurais pu écrire de nombreux passages de ton article. C’est tellement dur tout ça. J’ose espérer que si ce bébé finit par arriver, on arrivera à se dire que ça en valait la peine… Je t’envoie plein de bizzz ❤ et je croise…

    • Pour lire celles qui sont enceintes ou ont accouché, je crois qu’on n’oublie jamais un tel parcours. ça en vaut la peine si au bout du compte on finit par avoir un enfant. Pas si on reste le ventre vide.

        • La fin c’est quand on décide que c’est fini… Parfois, l’aventure continue sur un autre chemin. Il faut juste s’en sentir capable. Parce que le plus difficile, c’est encore de savoir reconnaître et accepter ses propres limites… Courage!

          • Coucou Julys, en effet pas évident de savoir où s’arrêter, jusqu’où aller… Apprendre à accepter les limites de l’autre aussi, qui ne sont pas forcément les mêmes… Plein de courage à toi, bizzz

            • moi j’ai souvent dit que mon âge me rendait service en un sens. Il mettait une limite claire et rapide à ma prise en charge. Et comme mon homme n’envisage pas du tout le recours au don, mon parcours s’achèvera avec le dernier transfert. Au moins, il y a une limite car il est bien difficile soi-même de se dire ‘j’arrête » quand il y a encore des possibilités. Pourtant, je crois que parfois on s’acharne et on refuse juste d’accepter. Bises les filles

  4. le creux de la vague…. Je ne connais que trop. On aurait tous souhaité ne pas avoir à connaître la réalité de la pma. Mais il faut voir ce parcours comme le moyen de tenir notre enfant dans nos bras.
    Courage Mam’zelle Fleur !
    Je t’embrasse, et je ne décroise rien !

  5. Bonsoir, tu es une des rares à aborder l’impact de la pma sur les enfants. La lourdeur des traitements, les tensions, les incompréhensions, la tristesse…rejaillissent forcément sur eux. Pour nous adultes, c’est déjà une épreuve alors on imagine bien pour eux. Dans mon entourage, une pmette maman d’une petite fille a eu l’interdiction (pour faire court) d’entamer une 2e grossesse (problème sanguin, obésité, accouchement catastrophique etc…). Au bout de quelques années, 2e grossesse… gémellaire.. la cata comme prévu. Grands prématurés, maman dans le coma 15 jours etc… un mari se voyant déjà veuf et une aînée traumatisée qui a pris en grippe les bébés. Depuis ça va mieux, il n’empêche que forcer indéfiniment la chance quand on a eu la chance d’avoir un bébé peut être très risqué. Tout ce pavé pour dire que je te comprends (j’ai 41 ans), que je croise pour toi. Prends vraiment soin de toi, la santé c’est très précieux :-). Des bises

    • C’est vrai ce sujet est peu abordé. Il y a peu de bloggeuses qui ont déjà un premier et puis certaines ne parlent jamais de leur premier car elles se sentent déjà un peu illégitimes de parler désir d’enfant et pma alors qu’elle sont déjà mamans. Moi je ne m’en cache pas. Je sais que j’ai déjà cette immense chance. Pourtant, mon désir d’un deuxième reste extrêmement fort, eu égard à mon parcours de vie. Et mon compagnon n’a pas d’enfant.
      Elle est terrible cette histoire que tu racontes. Et, dans une moindre mesure, ça me rappelle forcément le jour où j’ai fait ma torsion d’ovaire à ma première Fiv. C’était le jour des 8 ans de mon fils. On était à 400km de chez nous chez sa mamie. Il m’a vue me tordre de douleur, partir en ambulance. J’ai réussi à retenir mes cris tant qu’il était près de moi, ensuite, une fois dehors avec les ambulanciers j’ai hurlé, et ce jusqu’au bloc.J’ai eu peur de mourir et mon homme y a pensé aussi. Mon fils est rentré à la maison avec son beau-père, sans moi. Puis je suis revenue et j’ai été convalescente des semaines et je lui disais sans cesse de faire attention à mon ventre douloureux. C’est un peu comme si je le rejetais quand il voulait me faire un câlin. Qu’en a -t-il compris?
      A l’époque, je n’avais rien dit de notre projet bébé, de la pma. J’avais trop peur qu’il soit triste si cet enfant ne venait pas, lui qui réclame un petit frère depuis des années.Je mentais pour les rdv, les ponctions aux aurores,les pds, j’essayais de dissimuler le Gonal dans le frigo, je me cachais pour pleurer. Mais il a vu mon chagrin à chaque échec,mes larmes que je n’arrivais pas toujours à retenir, constaté mes douleurs physiques, subi la tension à chaque traitement, alors j’ai fini par lui expliquer.
      Simplement, sans rentrer dans les détails. Qu’on essayait son beau-père et moi d’avoir un bébé. Mais qu’il ne suffisait pas de vouloir pour que ça marche, que je faisais des traitements, que ça me rendait triste et que ce bébé ne viendrait peut être jamais.
      Au moins j’ai mis des mots . Mais je crois qu’au fond il savait. Il est doux mon fiston et sensible. Il en souffre aussi de tout ça. J’ai été moins disponible pour lui depuis 2 ans. L’année de ses 8 ans, j’ai organisé son anniversaire avec ses copains avec 4 mois de retard. Cette année, 3.
      Parfois, il doit se sentir mal aimé. Avoir le sentiment qu’il n’y a que ce projet bébé qui compte, que lui ne compte plus. Que je ne suis pas heureuse avec un enfant, avec lui. C’est terrible.
      Et la torsion, l’HSO, la FC me font dire à chaque fois que je ne veux pas y laisser ma peau. Que j’ai un enfant qui a besoin de moi.
      Merci de m’avoir permise d’aborder le sujet plus longuement. Je songerai à faire un article sur la question.

      • Merci pour la longue réponse, ça fait plaisir quand l’auteur répond ;-). Je suis partagée moi sur le fait d’informer les enfants, enfin surtout sur les débuts de grossesse si fragiles. Ma cousine a eu une petite fille à 27 ans sans problème. Quelques années plus tard, à nouveau enceinte, on découvre que son bébé n’est pas viable à 7 mois de grossesse. Accouchement, bébé mort né, l’horreur. Et là, on découvre que le couple est porteur d’une anomalie génétique. La 1e grossesse était miraculeuse en fait. Entrée en pma et là, pff, fc de 2 grossesses gémellaires etc… le tout en tenant informée leur fille. Le parcours se termine sans enfant. Alors je m’interroge, parler de la pma soit (trop dur à cacher avec les contraintes) mais annoncer des grossesses (3) qui n’aboutissent pas, c’est dur pour une enfant. Elle a eu un suivi psychologique. Aujourd’hui, c’est une nouvelle bacheliere qui veut devenir…pédiatre ;-)… A titre personnel, je ne comprends pas ces mamans qui annoncent tout de suite (genre 4sa) à leurs enfants la future naissance. Mais c’est mon côté pmette, je crois ;-). En tout cas, je te souhaite très fort de réussir pour prouver à tous qu’une quadra peut déjouer les stat ( et pas seulement avec l’hyperstimulation, tu es malheureusement la preuve vivante qu’une torsion peut arriver à tout âge…hélas…). Bon courage !

        • c’est toujours délicat avec les enfants. Mais je crois qu’ils sont bien plus adaptables que nous. Ils passent vite à autre chose. Je suis, par contre, convaincue qu’il ne faut pas taire les choses car ils s’imaginent bien pire et ressentent toujours qu’il se passe quelque-chose. Ils peuvent se croire responsables et ça pour moi, c’est le pire. Si tu veux qu’on échange en privé, j’ai une adresse mamzellefleurenpma@gmail.com. Mais aucune obligation non plus hein, sens toi à l’aise. Merci en tout cas pour le courage et j’espère de tout coeur que ça se finira bien pour toi comme pour moi.

  6. Mamzellefleur,
    J’ai l’impression d’avoir écrit cet article. Je compatis, je te soutiens à 200% et j’espère sincèrement que tous ces changements que tu vis aujourd’hui t’amèneront à une suite bien plus positive et sereine. Je croise fort pour un beau + pour toi et on homme et je t’envoie plein de courage pour cette détestable période de DPO.

  7. Aie.
    Cela dit, avec D. On arrive à plaisanter sur le fait que notre bébé a été conçu avec un spermatozoïde décongelé provenant de sa vessie. Je me souviens de chaque moment de l insémination, de mes larmes, des mots des 2 spécialistes présents et zut, c est aussi chouette finalement qu un bébé couette…
    Courage et pensées

  8. La pma use, déchire, fatigue et comme un ouragan nous fait plier…Mais on ne rompera pas…
    Je vous souhaite que ce résultat soit positif, maintenant ou plus tard, pour que toutes ces blessures, ces douleurs ne soient l’as vaines et puissent se panser en douceur…

  9. C’est inimaginable tout les impacts que la pma produit… Ah l’inconnue de comment ca va finir s’ajoute les douleurs physiques et morales qie tu decris si bien et que tu subis tellement violement… Il en faiut tant de l’amour pour cet enfant desiré pour passer par là… Enorme soutien, tendres bises

    • Je n’aurai jamais pensé en mettant les pieds en pma que ça aurait autant de répercussions. Je l’aurai su, je ne crois pas que j’aurai commencé. Vous m’aidez toutes à votre manière. Un personne aussi me soutient, c’est ma psy mais…elle est enceinte …

        • Ce fut la douche froide quand elle me l’a annoncé car je n’avais rien remarqué et nous ne nous étions pas vu pendant presque 1 mois et demi. Elle est enceinte de plus de 6 mois… Mais j’ai réussi à parler librement la dernière fois et j’ai rdv avec elle après mes résultats. Ce qui tient ma relation avec elle, c’est que je ne peux pas me permettre le luxe de m’en passer par les temps qui courent vu mon état d’esprit négatif.

  10. Ma psy me dit souvent que j’ai délégué mon pouvoir fertile à la médecine. Et elle a raison… On n’imagine plus pouvoir faire un bébé comme la plupart des gens… Je crois qu’il faut qu’on apprenne à ne pas laisser toute cette place à la PMA. Comment? Je n’ai évidemment pas encore trouvé la réponse. Mais je cherche et promis, si je trouve, je te donnerais le truc infaillible.
    Courage pour ces dernières heures d’attente. Dis toi que jusqu’à preuve du contraire, la science va peut être faire de toi une maman à nouveau. Et nombre de celles pour qui ça a fini par marcher ont vite occulter l’aspect médicalisé de la conception, en savourant le plaisir de serrer leur petit tout contre elle.
    Je conclurai en te disant que tu restes une femme avant d’être mère. Et que donc tu peux encore être jolie, pleine de vie et d’envie, faire de la moto et être épanouie. La femme le peut. La mère frustrée de ne pas avoir encore son enfant, forcément, elle ne peut que subir… Mais n’oublie pas la femme que tu es… Bises.

    • La femme que je suis a vendu sa moto et va utiliser l’argent pour faire redresser ses dents avec d’affreuses bagues(sinon je risque de les perdre..) et pour payer une greffe de gencive et c’est en grande partie à cause de la pma…C’est pour ça aussi que mon image de moi est si abîmée. Le vitiligo, merci la pma aussi. Aujourd’hui, ces séquelles pèsent lourd… et me rendent encore plus amère de ne pas réussir à avoir ce bébé.
      Mais je sais au fond de moi que je réussirai tôt ou tard à me relever, comme chaque fois. Aujourd’hui je fais semblant que tout aille bien, demain j’irai mieux, je sourirai pour de vrai.
      Je me lamente sur mon sort en ce moment, j’en ai conscience. Car mon blog me sert avant tout à évacuer. Mais je n’oublie pas que j’ai la chance d’avoir déjà un fils que j’adore et qui m’adore, de n’être pas trop mal conservée à 43 ans, de ne pas avoir de problèmes de santé graves et d’avoir (encore) mon homme à mes côtés.
      Je suis très admirative de la façon dont tu arrives à gérer les échecs pour ta part.Bisous

      • Au moins, tu t’occupes de la femme que tu es… Je veux dire que moi aussi j’ai ce problème de gencive, mais je n’ai plus du tout envie de m’occuper de ça car je fuis désormais tout le corps médical… Je n’ai plus l’énergie ni l’envie… Donc finalement, la conclusion c’est que tu prends davantage soin de toi que moi-même… 🙂
        D’ailleurs, c’est bien que tu arrives à voir les choses positives qui t’entourent, malgré la période compliquée.
        En tout cas, je précise une chose: loin de moi l’idée de dire que tu te lamentes ici. Je serai bien mal placée pour dire ça, mon blog n’étant pas le plus fun qui soit ces derniers temps… 😉
        Bref, on fait ce qu’on peut comme on peut !! Toi comme moi et comme nous toutes. Bises.

        • mon homme me reproche de courir toujours d’un thérapeute à l’autre, mais comme tu dis, moi j’essaye de prendre un peu soin de moi. Je voudrais qu’au moins si je n’ai pas ce bébé, je ne garde pas des traces physiques de la pma à vie . (

  11. Pingback: L’origine du monde | enquetede3

  12. Tes mots me parlent énormément et je sais qu’à l’approche de la pds tout est plus difficile et notamment notre relation à la PMA… Comme le dit si bien Julys, tenir notre enfant dans les bras nous fera oublier, ou du moins relativiser, tout ce par quoi on est passées…
    Garde espoir pour les derniers jours qui restent, tu y es presque! Et bien sûr, je continue de croiser pour toi !!! Je t’embrasse fort Mamzelle Fleur ❤

    • Je savais que cet article ferait écho à beaucoup d’entre vous. Toi et moi avons en commun la quarantaine et je crois que pour notre image de femme l’infertilité est d’autant plus violente à accepter. Je me dis souvent que la prochaine étape c’est la ménopause, quelle horreur ! Mais promis, si j’arrive à monter dans ce fichu train, je croiserai de toutes mes forces, j’invoquerai la chance avec conviction pour que tu y montes aussi . Bisous Fortuna.

      • Ne pense pas déjà à la ménopause, on n’y est pas encore tout à fait ! Monte dans ce train et que ça saute !!! Et garde-moi une place à côté de toi, dans le wagon des quarantenaires ;-). Bisous

      • On peut aussi en avoir 24 et être en IOP… Moi j’en ai 34 et mes chances de conception avec mes propres gamètes sont réduits à peau de chagrin. Donc l’âge, tu sais… Le parcours est dur à vivre à tout âge.
        Mais c’est vrai que regarder ce temps qui passe inexorablement, ça rajoute de la pression, forcément.

  13. Ce qui tue pas rend plus fort mais si seulement on était sûr d’avoir un taux de réussite de 100%… Subir tout ça, c’est juste pas possible pour avoir que dalle au bout. Mais malheureusement on a jamais le dernier mot et c’est le destin qui choisit pour nous. Courage pour les derniers jours…Bises

  14. Je vais te raconter une autre version de l’histoire, si tu veux bien…
    Toutes les histoires commencent pareils, il était une fois un papa et une maman qui s’aiment et qui veulent agrandir leur famille. Mais la méchante « DNLP » a jeter un sort à cette famille et compromis leur rêve…
    Puis arrive la science et la PMA (un peu comme une bonne fée) pour aider ce papa et cette maman à déjouer les mauvais tours de DNLP. Après plusieurs essais, la bonne formule magique a été trouvée (oui oui, je trouve que la science a un côté magique pour être capable de créer la vie :-).) et 9 mois plus tard naquit le petit prince ou la petite princesse 🙂
    Alors, oui mon histoire est un peu (beaucoup même lol) cucul la praline et il n’est pas fait mention de toutes les plumes que nous allons y laisser (mais comme toutes les histoires hein?!), mais c’est cette histoire que tu pourras raconter à ton petit bout quand il sera enfin là :-). La science a aussi ça part de magie pour créer la vie, ça reste une conception par amour, malgré les difficultés et c’est le plus important et encore plus beau je trouve.
    Voilà voilà, j’ai été un peu longue mais je voulais te montrer que si aujourd’hui tu vois ces dernières années toutes en noir, je veux croire qu’un jour prochain (très très bientôt même, je croise les doigts) tu verras la vie en rose. J’y crois pour toi et pour nous toutes.
    Garde espoir… Bisous ❤

    • Je te remercie de vouloir me mettre du baume au coeur en me rappelant qu’il y a encore de l’espoir. ais je crois que de l’espoir je n’en ai plus en stock, trop de défaites, trop de désillusions, trop de chagrins. Il est loin le temps où je rêvais de ce bébé. Aujourd’hui, je ne crois plus que l’histoire se finira bien.

      • Je réponds à ton commentaire pour la forme car je sais déjà la bonne nouvelle! Mais l’espoir est toujours permis même quand on est au plus bas et du coup ma version de l’histoire semble plutôt juste non? Plein de bisous 😉

  15. Tu es une warrior ne l’oublie pas. Combien de femmes aurait réussi à supporter le même genre de parcours que le tien? Tout ces sacrifices que tu as fait sans savoir si ça allait aboutir? Toutes les pmettes auraient préféré ne pas avoir eu besoin d’en passer par là mais je trouve que l’on peut toutes être fières de nos parcours car au moins on aura tenter notre chance.
    Je croise le plus fort que je peux pour que dans deux jours tous tes sacrifices soient récompensés et que tu oublies toutes ces mauvaises pensées. Mais même si c’est un échec ne te souviens pas de ce parcours comme d’une longue humiliation, il n’y a strictement rien d’humiliant à se battre. Je t’embrasse fort (j’ai vu une petite coccinelle ce midi et j’ai tout de suite pensé à toi, je croise tellement fort que j’en ai mal aux mains!)

    • Merci de me rappeler que je ne suis pas qu’une femme abattue. Les coccinelles me fascinent toujours et elles se font si rares, je suis touchée que tu ais pensé à moi. Pourvu que tout ça se finisse bien, je crois que je savourerai comme jamais d’y être arrivée. Là oui je serai fière.

  16. Tu décris si bien le deuil auquel nous sommes tous confrontés ici.. J’ai la chance de ne pas (encore ?) avoir eu à faire le seuil d’un « bébé couette », mais le rêve d’un test de grossesse euphorique et d’une grossesse épanouie est bien loin.. Des bises

    • Moi non plus théoriquement un bébé couette n’est pas impossible, mais vu que le seul début de grossesse en 2 ans l’a été par fiv, je n’y crois plus non plus. Je te souhaite de l’avoir cette grossesse naturelle et sereine, qui sait?

  17. Je me suis retrouvée dans ton article. Après un joli moment complice et un câlin « de qualité » je ne peux m’empêcher de penser que je préférerai que ce soit ce doux moment qui soit à l’origine d’un futur enfant plutôt que la froideur d’un laboratoire après une branlette et une ponction…
    Je me trouve bien naïve dans ces cas là…
    C’est pour ça que le « contact » de mon mari pendant les inséminations étaient important, je pouvais pas considérer qu’il soit à l’autre bout de la pièce. Et si cette fois ci nous parvenons jusqu’au transfert en FIV je pense qu’il sera encore plus important.

    Je reste croiser à fond.

    Bisous.

    • Je sais bien que la froideur de ce mode de conception nous heurte toutes, que nous essayons à notre manière d’y mettre de l’humanité. Mais c’est l’échec surtout qui rend tout ça vraiment insupportable. Merci pour le croisage, même si j’ai bien peur que ça ne suffise pas. Des bises

  18. J’ai l’impression de me lire… Tu décris tellement notre histoire j’en suis à 5 ponctions, 5 transferts…nous sommes aussi ds l’attente du dernier tev, pds prévue dans qq jours ..nous nous sommes éloignés aussi j’ai bien cru que notre couple allait éclater et tout ça pourquoi? Peut être pr rien alors oui je crois qu’on peut en vouloir à cette PMA… Ce n’est pas qu’un mythe que la PMA sépare un couple sur 2… Alors je te souhaite que ce transfert soit +++ et surtt que vous vous retrouviez ac votre homme… Si tu le veux bien je vais suivre la suite de ton histoire et j’espère que cette suite sera belle….pr nous 2 …🍀🍀🌌

    • J’ai trouvé 2 blogs seulement où l’histoire c’était fini par une séparation. Je crois que c’est très tabou et c’est comme ceux qui sortent de pma les bras vides, on en entend presque pas parler. Pourtant c’est une réalité, la pma brise des couples, des personnes. Ou ‘linfertilité. Ou les deux. Je te souhaite de tout coeur que cette dernière tentative soit la bonne. Tiens-moi au courant si tu veux bien, sur mon blog ou par mail mamzellefleurenpma@gmail.com.

  19. Nous nous suivons vraiment de près mon tec a eu lieu le 1er juillet je pense faire ma prise de sang lundi. L’attente est terrible j’ai l’impression de vivre à côté de ma vie…bien sur que je veux bien te tenir au courant fais en de même si tu le veux bien … Je n’ai pas recherché de blog où l’histoire se finit mal car jaime à penser que notre histoire aura la plus belle issue qu’il soit… Pr vous aussi bien sûr… Plein de courage ds cette dernière ligne droite de l’attente…. 🍀

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